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Les start-up belges manquent de dynamisme économique

Article written by Olivier Fabes and original published on www.lesoir.be.    

L’impact des start-up sur l’économie et sur l’emploi reste plus faible en Belgique que chez nos partenaires européens. Pourtant, il y a un réel dynamisme entrepreneurial.

L’entrepreneuriat en Belgique ne se limite pas aux start-up (technologiques). C’est toutefois parmi celles-ci que l’on peut espérer dénicher les grands employeurs de demain autant que de nouveaux relais de prospérité.

En effet, les nouveaux gisements d’emplois se trouvent moins dans de grandes entreprises établies que dans de jeunes entreprises de taille intermédiaire. Une étude du bureau d’analystes français Xerfi cassait un mythe en 2014 en indiquant que le plus gros créateur d’emplois dans l’Hexagone n’était pas une entreprise du CAC40 mais bien la méconnue O2 Développement, une « start-up » de 6 ans à l’époque qui avait déjà créé plus de 6.000 emplois.

Depuis, diverses études européennes ont montré que notre dynamisme économique dépend de plus en plus de notre capacité à engendrer des « scale-up », à savoir des start-up (moins de 10 ans) matures, qui génèrent des revenus, s’internationalisent, ont la confiance d’investisseurs pour lever des millions et grandir. Derrière le peloton de tête des Spotify, Free, Deliveroo, Zalando et autre BlaBlaCar figurent des centaines de « scale-up » en Europe qui ont levé au moins 1 million d’euros et emploient en moyenne 50 personnes.

La Belgique, mauvaise élève

Il y a quelques mois, une étude de Sirris, le centre de recherche de la fédération technologique Agoria, sur le paysage européen des « scale-up » indiquait que la Belgique « performait » mal en termes d’emplois créés, avant-dernière devant l’Italie avec seulement 27 emplois en moyenne. Une nouvelle analyse, auquel Le Soir a eu accès, confirme ce manque de poids relatif de nos meilleurs espoirs technologiques, malgré un réel dynamisme entrepreneurial.

L’étude, menée cette fois conjointement par Sirris et la communauté d’entrepreneurs « tech » Co.Station, indique en effet qu’un point culminant dans la création de start-up a été atteint en 2014 avec quelque 250 naissances. Ce chiffre est tombé ensuite à 230 en 2015 et 160 en 2016 mais reste à un niveau élevé. Bruxelles est par ailleurs la ville la plus dynamique sur ce, hébergeant environ 25 % des start-up, comparé à 56 % pour la Flandre et 19 % en Wallonie.

« La Belgique crée davantage de start-up que la moyenne européenne, mais leur impact sur l’économie et sur l’emploi reste relativement faible. En d’autres termes, le «retour sur investissement» des start-up belges pour le PIB n’est pas terrible », décode Eugenia Forcat, directrice opérationnelle de Co.Station.

 

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